L'acompte consiste à verser une somme correspondant à un travail déjà accompli, mais avant la date habituelle de paie. Par exemple, le 16 mars 2008, le salarié demande à percevoir une partie de son salaire qui correspond au travail accompli du 1er au 15 mars 2008. Sachez que le salarié peut vous demander de verser l'acompte en espèces si le montant total de sa rémunération nette n'excède pas 1.524,49 euros. Si celle-ci est supérieure, vous devez payer l'acompte par chèque barré ou par virement bancaire ou postal (même si le montant de l'acompte est d'un montant inférieur). Si la demande d'acompte émane d'un salarié mensualisé, vous ne pouvez pas refuser, après 15 jours de travail minimum, de lui payer la moitié de sa rémunération mensuelle. Il vous est recommandé de faire signer un reçu au salarié lors de la remise de l'acompte, mais aussi de mentionner l'acompte sur le bulletin de paie. Vous pouvez, lors de l'échéance de la paie, vous rembourser intégralement sur le salaire (aucune limite n'est fixée). Sachez enfin que vous n'avez pas à calculer les charges sociales lors du versement de l'acompte. Ce calcul s'effectue uniquement au moment du paiement du salaire mais aux taux en vigueur lors du versement de l'acompte ! |