Sachez que toute salariée enceinte, quelle que soit son ancienneté dans l'entreprise, peut bénéficier d'un congé de maternité. Pour en bénéficier, la salariée doit vous avertir de son état de grossesse, par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans ce courrier, elle doit indiquer le motif de sa demande de congé, ainsi que la date à laquelle elle entend reprendre son travail. Par ailleurs, elle doit vous fournir un certificat médical attestant de son état de grossesse et préciser la date prévue de l'accouchement. Le congé de maternité se décompose en deux parties : une partie avant l'accouchement (congé prénatal) et une partie après l'accouchement (congé postnatal). Le point de départ du congé postnatal est la date réelle de l'accouchement. Ainsi, en cas d'accouchement tardif, le congé postnatal n'est pas diminué. En revanche, en cas d'accouchement prématuré, le congé postnatal est prolongé, dans la limite du congé total prévu. Cependant, si l'accouchement survient plus de 6 semaines avant la date prévue et exige l'hospitalisation de l'enfant, le congé de maternité est prolongé du nombre de jours courant depuis la date réelle de l'accouchement jusqu'au début du congé légal de maternité. Cette période supplémentaire est indemnisée dans les mêmes conditions que le congé de maternité. Sachez enfin que votre salariée enceinte peut partir plus tard en congé de maternité. En effet, à sa demande, la durée de son congé prénatal peut être réduite d'une durée maximale de 3 semaines, sous réserve d'un avis médical favorable. La durée du congé postnatal est alors prolongée d'autant. |