La coordination de sécurité sur les chantiers
Afin de prévenir les risques inhérents
à la coactivité sur les chantiers, la réglementation
impose une coordination en matière de sécurité
et de protection de la santé. Principal acteur, le
coordonnateur de sécurité dispose de différents
outils afin de mener à bien sa mission.
L'intervention de
différentes entreprises sur un chantier est génératrice
de risques. Indépendamment de ceux générés
par chaque entreprise, s'ajoutent des risques engendrés
par les interférences résultant des activités
des différents intervenants.
Afin de contrôler
les risques, le législateur a imposé une coordination
de sécurité avec, au coeur du dispositif, un
personnage clé, le coordonnateur de sécurité.
Le coordonnateur de sécurité
Pièce maîtresse
de la coordination, il doit être désigné
le plus tôt possible par le maître d'ouvrage sous
la responsabilité duquel il agit. S'agissant de la
phase de conception, sa nomination doit intervenir avant le
dépôt de la demande de permis de construire et
dès le début de l'élaboration de l'avant-projet
sommaire ou de son équivalent.
Si le coordonnateur
désigné pour la réalisation de l'ouvrage
est différent de celui en charge de la phase de conception,
sa désignation doit alors intervenir avant le lancement
de la phase de consultation des entreprises.
Il doit posséder
des compétences particulières. A chaque catégorie
d'opérations correspond des obligations et des niveaux
de compétence spécifiques. Sa compétence
est réputée acquise s'il justifie d'une certaine
expérience professionnelle et d'une formation spécifique
qui doit être actualisée tous les 5 ans.
Les outils de la coordination
Sa mission doit
faire l'objet d'un contrat passé avec le maître
d'ouvrage. Afin de mener à bien celle-ci, la réglementation
fournit au coordonnateur des instruments spécifiques.
En premier, le registre journal qui, ouvert dès la
phase de conception, doit témoigner du déroulement
de sa mission.
Véritable
fil conducteur de la coordination, il doit y porter les comptes-rendus
des réunions, des inspections communes, et indiquer
la liste des entrepreneurs appelés à intervenir
sur le chantier, le planning des travaux et les observations
et notifications qui ont pu être formulées au
cours de l'opération.
Il doit également
procéder, avec chaque intervenant, à des inspections
communes des lieux préalablement à leur intervention,
ceci afin de préciser les consignes à observer
et de transmettre les observations particulières de
sécurité prises pour l'ensemble de l'opération.
Au cours de la conception
de l'ouvrage, il lui appartient d'établir, dès
le début de sa mission, un plan général
de coordination en matière de sécurité
et de protection de la santé (PGCSPS) qui doit être
complété au fur et à mesure de la réalisation
de l'opération.
La rédaction
de ce plan concerne les opérations de catégories
1 et 2. S'agissant de certaines opérations de catégorie
3 comportant l'exécution de travaux dangereux, un PGC
simplifié est exigé.
Ce plan général
de coordination définit l'ensemble des mesures propres
à prévenir les risques résultant de la
coactivité sur le chantier ou de la succession d'activités,
lorsque, après l'achèvement des travaux d'une
entreprise, des risques subsistent pour les autres intervenants.
Il détermine,
par ailleurs, la stratégie mise en place par le maître
d'ouvrage, le maître d'oeuvre et le coordonnateur afin
d'appliquer les principes généraux de prévention
à leurs choix techniques et à l'organisation
du chantier. Lorsque cela s'impose, ce document doit prévoir
l'utilisation de moyens communs : infrastructures ou moyens
logistiques.
Pour toutes les
opérations soumises à une coordination, le coordonnateur
est tenu de constituer un dossier d'intervention ultérieure
sur l'ouvrage. Il s'agit d'un document rassemblant toutes
les données de nature à faciliter la prévention
des risques professionnels lors d'interventions ultérieures.
Le coordonnateur
participe à l'organisation du chantier avec l'équipe,
mais son rôle est limité. Chaque entreprise doit
assumer sa part de la coordination, avec l'établissement
du plan particulier de sécurité et de protection
de la santé.
L'intervention d'un
coordonnateur n'a pas pour effet de transférer, entre
ses mains, l'obligation générale de sécurité
incombant à chaque employeur, ni de modifier la nature
et l'étendue des responsabilités de chacun.
(Tiré
de batisocial - En savoir plus sur l'ouvrage)

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