Droit du travail & RH

1er mai et 8 mai : quel est l’impact de ces jours fériés qui tombent des samedis ?
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Publié le par dans Rémunération.

Les 1er et 8 mai sont des jours fériés qui, cette année, tombent des samedis. Des entreprises sont fermées ces jours-là : doivent-elles accorder des jours de repos supplémentaires ? Et comment cela doit-il être géré dans les entreprises qui travaillent habituellement le samedi ? Et celles qui sont en activité partielle ?

Le 1er mai et le 8 mai sont 2 des 11 jours fériés légaux (Code du travail, art. L. 3133-1).

Seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé (sauf entreprises particulières). Il est donc possible de travailler le samedi 8 mai même si cette année, la situation est particulière, avec le Covid-19 et les restrictions d’activités.

Le 1er mai et le 8 mai sont des samedis, jour de la semaine où des salariés sont, en principe, en repos. Cela a-t-il des incidences sur leur rémunération, doit-on leur accorder des jours de repos supplémentaires ?

Samedis 1er et 8 mai, jours fériés non travaillés : congé supplémentaire ?

Lorsqu’un jour férié tombe un jour de repos hebdomadaire ou un jour chômé dans l’entreprise (exemple, le samedi), aucune disposition légale ne vous oblige à accorder un jour de congé supplémentaire à vos salariés.

Attention
Certaines conventions collectives ou accords d’entreprise peuvent prévoir l’attribution d’un jour de congé supplémentaire. Reportez-vous aux dispositions de votre convention collective, elle peut prévoir un régime plus favorable.

1er mai : jour férié chômé

Le 1er mai est un jour férié particulier.

Contrairement au 8 mai, le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé. Il se caractérise par son interdiction légale du travail (Code du travail, art. L. 3133-4).

Le 1er mai, chômé dans l’entreprise, ne doit pas être une cause de réduction de la rémunération pour les salariés qui n’ont pas travaillé ce jour-là. Son chômage ne doit pas non plus procurer au salarié un avantage plus important que s’il avait travaillé. Ainsi, aucune indemnité n’est due si le 1er mai coïncide avec un jour de repos hebdomadaire.

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