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Edito : Arrêtez-moi… si vous pouvez

Publié le par dans Embauche.

Parfois la réalité dépasse la fiction. Les plus cinéphiles d’entre vous n’auront certainement pas oublié trois films qui ont pour thème commun « l’imposture sociale »…

Le premier, « Arrête-moi si tu peux », est l’œuvre de Steven Spielberg. Il relate l’histoire vraie d’un escroc américain des années 60 s’étant tour à tour fait passer pour : pilote de ligne, médecin, professeur d’université, avocat…

Ce qui est le plus déroutant dans le parcours de cet usurpateur réside dans son extrême crédibilité professionnelle. En effet, à aucun moment ses « pairs » n’ont douté des capacités d’une personne qui n’était en réalité qu’un habile faussaire.

Le deuxième, « À l’origine », a été réalisé par Xavier Giannoli. Il décrit l’itinéraire d’un homme qui se fait passer pour un chef d’entreprise de travaux publics qui relance, avec succès et savoir-faire, le chantier interrompu et pharaonique d’une… autoroute ! L’homme termine « sa carrière » en pseudo fonctionnaire du ministère de l’Environnement en charge de la coordination de l’aide apportée par l’État aux sinistrés de la tempête Xynthia.

Le troisième, « L’adversaire », est une adaptation par Nicole Garcia du livre éponyme d’Emmanuel Carrère qui raconte deux décennies de mensonge où une personne s’invente une vie professionnelle de chercheur à l’Organisation mondiale de la santé. Le terme du périple est tragique puisqu’il conduit aux meurtres des parents, de la femme et des enfants par le faux médecin.

La toute récente actualité vient à nouveau enrichir la longue histoire des mythomanes du travail. La présentation de quelques (faux) prestigieux diplômes de l’aviation civile et un passé glorieux (inventé) de pilote de chasse ont convaincu une chambre de commerce et d’industrie de recruter un affabulateur en qualité de directeur d’aéroport. Le plus cocasse réside dans le fait que pendant trois mois le salarié a donné entière satisfaction à son employeur.

Il est probable que s’il n’avait pas été dénoncé, il exercerait encore sa vraie fausse profession.

Philippe LAFONT,
Consultant en droit social

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