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Edito d’avril : les bons et mauvais élèves de la zone euro en matière d’écart salarial hommes-femmes

Publié le 07/04/2015 à 05:00, modifié le 11/07/2017 à 16:26 dans Rémunération BTP.

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Il se peut que les informations contenues dans cet article et les liens ne soient plus à jour.

Les inégalités ont la vie dure. Selon les chiffres publiés par Eurostat, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes en Europe s’élevait à 16,4 % en 2013. Juste au-dessus de la moyenne européenne, la France qui réduit son écart est encore toutefois très loin de la parité. La grande surprise vient de l’Allemagne qui fait figure de mauvais élève.

Après les chiffres de l’APEC sur les écarts de salaires hommes/femmes en France, ce sont les données dans l’Union européenne qui ont été dévoilées par Eurostat, l’office européen de statistiques.

Selon cette étude, en 2013, les femmes gagnaient en moyenne 16,4 % de moins que les hommes dans la zone euro. Un chiffre encore très loin de la parité, même si l’écart de rémunération entre les sexes en Europe a diminué de près d’un point depuis 2008.

Au rang des bons élèves : la Slovénie (3,1 %), Malte (5,1 %), et la Pologne (6,4 %), suivis par l’Italie (7,3 %), et la Croatie (7,4 %). Un podium complété par le Luxembourg, la Roumanie et la Belgique qui affichent un écart de l’ordre de 9 %.

Parmi les cancres, l’Estonie qui caracole en tête de classement avec l’écart de revenus hommes-femmes le plus élevé (29,9 %) et juste derrière, l’Autriche (23 %), la République tchèque (22,1 %) et l’Allemagne à 21,6 %. C’est la surprise de taille de ce classement.

Autre constat surprenant : les pays du nord de l’Europe réputés progressistes sont loin d’être les plus vertueux. La Norvège, le Danemark, ou encore l’Islande accusent ainsi des écarts de salaires supérieurs à ceux de notre pays.

Et la France ? Elle situe dans le milieu du tableau, avec un écart de rémunération entre les sexes de 15,2 %. Un chiffre là encore trop élevé, même si cet écart s’est réduit de 1,7 point depuis 2008. L’Hexagone se place en revanche à la 11e place, au-dessus de la moyenne européenne, sur le taux d’employabilité des femmes.

Des données à rapprocher de celles diffusées par l’APEC qui révèle, qu’à pro?l identique les hommes cadres sont rémunérés 8,5 % de plus que leurs homologues femmes. Un écart qui croît avec l’ancienneté et l’âge, passant de 4,2 % chez les moins de 30 ans, pour approcher les 10 % vers 40 ans, voire davantage à partir de 50 ans.



Florence Labbé