Droit du travail & RH

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Edito d’octobre : Des arrêts maladie du simple au double selon les départements

Publié le par dans Sécurité et santé au travail BTP.

Pour la 1re fois, une étude menée par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES) met en lumière la disparité des arrêts maladie entre les départements.

Nettement plus fréquents dans certains que dans d’autres, les arrêts maladies passent du simple au double entre les deux extrêmes.

La proportion de salariés ayant connu au moins un arrêt dans l’année varie ainsi de 13 % dans les Hautes-Alpes à 29 % dans les Ardennes. Un même écart est observé entre l’Alsace et l’Aisne, où la proportion dépasse 28 % et le Cantal et Paris, où elle est inférieure à 19 %.

Comment expliquer de telles différences que l’on retrouve aussi sur la durée des arrêts de travail ? C’est ce que tentent d’expliquer les chercheurs de l’IRDES. Les causes sont multiples. Mais globalement, selon l’étude, le contrôle des arrêts, la densité médicale et l’âge d’entrée sur le marché du travail sont les principaux facteurs d’explication de ces disparités entre départements.

L’intensité des contrôles serait ainsi à elle seule responsable pour près d’un tiers, des écarts géographiques constatés. Leur fréquence est très variable : 10 % seulement des arrêts sont par exemple contrôlés par la caisse d’assurance-maladie en Mayenne, contre 17 % dans la Nièvre.

Le deuxième facteur d’explication (28,7 %), est la densité des médecins généralistes, prescripteurs des arrêts. Selon l’IRDES, un département avec un taux élevé de praticiens, signifie « un accès plus facile aux soins » et donc, une plus grande concurrence entre médecins qui peut conduire à une augmentation des prescriptions.

Le salarié lui-même n’est finalement que le 3e déterminant qui explique les disparités constatées pour près d’un quart. Principal critère, son âge sur le marché du travail. Plus il est précoce, plus le risque d’arrêt de travail est fréquent. Plus de la moitié des salariés ayant eu un arrêt maladie sont ainsi entrés sur le marché du travail avant l’âge de 22 ans.

La proportion des arrêts augmente également avec l’âge des bénéficiaires, pour tous les types d’arrêt. L’IRDES relève ainsi de fortes différences entre Paris, qui est la zone géographique la plus jeune avec 26 % de salariés de moins de 30 ans, et la Meuse, qui est la plus âgée, avec 27 % de salariés de plus de 50 ans.

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