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Edito d’octobre : les dernières tendances des tests de sélection

Publié le par dans Embauche.

Chaque mois qui passe rend plus compliqué le travail de l’éditorialiste. Rassurez-vous, rien de très grave, mais le choix des thèmes devient un véritable casse-tête. Paradoxalement, cette situation n’est pas provoquée par le tarissement de la source, mais plutôt par une explosion des sujets d’actualité… plus improbables les uns que les autres. En voici une illustration.

En matière de transport aérien, il est évident que la sécurité des passagers et du personnel navigant n’a pas de prix.

Néanmoins, même dans ce domaine, il convient de s’interroger : la fin justifierait-elle tous les moyens ?

De futures hôtesses de l’air d’une compagnie ont répondu à cette question par la négative. Ces dernières ont été particulièrement choquées par de biens curieux critères de recrutement et elles ont dénoncé la situation comme étant attentatoire à leur dignité.

Comme vous allez pouvoir le constater, le contrôle de l’aptitude physique à la profession d’hôtesse de l’air cache, dans certaines compagnies, d’étranges pratiques.

Première étape : le test visuel

Il n’y aurait aucun problème s’il s’agissait de vérifier l’acuité visuelle des aspirantes hôtesses. La réalité est toute différente. Après avoir fait dévêtir les candidates, un médecin avait été chargé de s’assurer visuellement de l’absence de tatouage sur leur corps.

La justification du procédé était simple : le règlement de la compagnie portait interdiction pour le personnel de cabine d’être tatoué. CQFD !

Deuxième étape : la palpation mammaire

Pour les postulantes qui répondaient au critère numéro 1, l’examen pouvait se poursuivre et il consistait en une palpation destinée à détecter la présence éventuelle d’implants mammaires, au prétexte que ceux-ci pourraient s’avérer dangereux en cas de dépressurisation rapide de l’appareil.

Epilogue

Aux dernières nouvelles, la compagnie incriminée déclarait ne pas être au courant des « tests » et dans le même temps, elle décidait de mettre en place une commission d’enquête. Quant à la prétendue dangerosité du silicone : le mystère reste entier !

Par Philippe LAFONT, Consultant en droit social


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