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Edito de février : Avec la crise, évaluer les salariés devient un véritable « casse-tête »

Publié le par dans Rémunération BTP.

Récession économique oblige, les préoccupations de l’entreprise sont aujourd’hui davantage orientées sur le court terme. La crise remet en question les méthodes de management de la plupart des dirigeants, de la PME à la grande entreprise. Dans ce contexte difficile, les ressources humaines constituent alors bien souvent une variable d’ajustement.

Réduction drastique des budgets de formation, augmentation des salaires [LIEN 1] en baisse, gel de la mobilité en interne, réorganisations complexes dans un climat de défiance, sont autant de symptômes de la situation actuelle. Transformant l’évaluation des salariés en véritable « casse-tête ».

Pour autant, l’investissement sur le capital humain est primordial en période de crise, si l’on veut éviter non seulement des pertes en compétences, mais aussi une dégradation du climat social.

Evaluer ses collaborateurs dans la sérénité est donc crucial pour les entreprises qui cherchent à maintenir leurs résultats et à fidéliser leurs salariés. Elles doivent profiter de cette période pour fédérer leurs équipes et identifier les talents, afin de se donner les moyens de les garder. Notamment, les salariés à fort potentiel, qu’elles ne peuvent se permettre de perdre.

L’enjeu de cette évaluation ne doit pas plus être négligé dans les entreprises les plus touchées, même si leurs marges de manœuvre sont limitées. La conduite d’entretiens y est en effet l’un des rares moments où il est possible d’expliquer la stratégie de l’entreprise et de remobiliser les salariés.

On constate également que le contexte se prête davantage à l’évaluation des comportements, que des seuls résultats sur lesquels le salarié a moins de prise. Ce qui n’empêche pas certaines entreprises de renforcer leurs exigences quant à l’atteinte des objectifs fixés.

La crise a ainsi accéléré le recours à la prime, et renforcé les liens entre performance et rémunération variable. Dans le même temps on observe l’émergence dans la plupart des entreprises d’un système de notation plus sévère.

Plus qu’une occasion d’échanger avec sa hiérarchie, l’entretien devient un outil de sélection des salariés en fonction, non plus des compétences, mais de leurs seules performances. Avec à la clé, une incertitude liée à leur avenir pour les moins « compétents », voire la perspective de licenciements.


Florence Labbé

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