Droit du travail & RH

Article ancien - Il se peut que les informations et les liens ne soient plus à jour

Edito de juillet : tomber la cravate

Publié le par dans Sanction et discipline.

En cette période estivale, l’initiative prise par une municipalité risque de ne pas passer inaperçue. En effet, un maire a décidé d’inciter les fonctionnaires de la commune à se rendre sur leur lieu de travail habillés… en short !

Certains pourront trouver cette idée farfelue, d’autres la qualifieront de saugrenue.

En pratique, elle résulte d’une volonté simple : faire des économies d’énergie. En partant du constat que l’usage des climatisations fait grimper la facture électrique, une manière simple de faire baisser l’addition consiste à demander aux salariés de venir travailler « légèrement vêtus ». Il suffisait d’y penser.

Le plus surprenant est que la mesure ne fait pas forcement l’unanimité « certains employés d’un certain âge ne sont pas habitués aux tenues décontractées (…) mais nous pensons que la campagne finira par être largement acceptée ».

Cette initiative éco-citoyenne peut-elle faire jurisprudence ?

A ce stade de l’analyse, une série d’interrogations peut venir tarauder le lecteur. Mais quel est donc le nom de cette commune vertueuse ? Qui est cet édile à l’imagination aussi fertile ?

Voici la réponse à cette double question :

  • il s’agit de la ville de Séoul en Corée du sud ;
  • le maire se nomme Park Won-Soon.

Cruelle déception !

L’origine de la mesure est tout aussi décevante : le réseau sud-coréen ne peut plus supporter une consommation électrique en perpétuelle augmentation. Conséquence : l’été, pour ne pas saturer le réseau, la température ambiante des bâtiments publics est fixée à 28° C. Effectivement, dans ces conditions et en attendant le maillot de bain, le port du short semble s’imposer.


Par Philippe LAFONT, Consultant en droit social

Newsletter

Recevez notre sélection d’articles par e-mail.