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Edito de juin : les jours fériés et ponts de mai représentent un coût de 2 milliards d’euros pour l’économie

Publié le 03/06/2013 à 22:00, modifié le 11/07/2017 à 16:24 dans Congé, absence et maladie BTP.

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Il se peut que les informations contenues dans cet article et les liens ne soient plus à jour.

Selon l’INSEE, l’année 2013 riche en jours fériés et en ponts pourrait avoir un impact négatif de 0,1 point sur la croissance du PIB entre 2012 et 2013. Soit, un coût de 2 milliards d’euros. Reste que cet impact négatif pourrait être amoindri « grâce » à la crise.

Le nombre record de jours fériés en 2013 qui tombent sur des jours ouvrés, dont pas moins de 4 jours au mois de mai, pose la question récurrente du coût pour l’économie de ces journées chômés.

Les français vont travailler cette année 251 jours, soit deux jours de moins que l’an dernier. Un calendrier de rêve pour les salariés qui avaient été privés de la possibilité de longs ponts en 2010 et 2011, mais qui n’est pas sans conséquences sur la croissance.

Selon les prévisions de l’INSEE, les ponts de mai et autres jours fériés auront un impact négatif à hauteur de 0,1 point sur la croissance annuelle du produit intérieur brut (PIB) entre 2012 et 2013. Soit une facture de quelques 2 milliards d’euros.

Un impact loin d’être anodin, même si tous les secteurs ne sont pas touchés par ce phénomène de la même façon. L’industrie, en particulier le secteur automobile, étant la plus affectée du fait de son mode d’organisation du travail. Dans les autres branches, dont le BTP, on s’adapte pour récupérer le tassement de l’activité dû aux jours fériés.

Si l’impact négatif de ces jours et des ponts est bien réel sur l’économie, il pourrait toutefois être amoindri grâce… à la crise ! Pour les économistes, les périodes chômées sont en effet moins nuisibles en période de récession. Selon eux, les ponts pénalisent ainsi particulièrement l’économie si les entreprises ont des calendriers de production et de livraison très tendus, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui dans la majorité des entreprises.

Un point de vue que partage Eric Heyer, économiste à l’Office français des conjonctures économiques (OFCE) pour qui, d’autres chocs pèsent sur la croissance plus lourdement que le nombre de jours fériés chômés. Selon lui, l’impact de 0,1 point sur le PIB à revoir à la baisse, serait ainsi une goutte d’eau à côté des effets de l’austérité. La rigueur budgétaire dont les conséquences sont bien plus négatives, coûterait ainsi à elle seule 1,8 point de PIB à l’économie pour 2013.

Florence Labbé

Direction des études et synthèses économique de l’INSEE : note sur les « corrections de jours ouvrables dans les comptes trimestriels pour les années 2011–2014 » du 21 juin 2012.