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Edito de mai : Crowdfunding, une véritable alternative pour les TPE/PME

Publié le par dans Rémunération BTP.

Un français sur deux se déclare prêt à financer une petite ou moyenne entreprise via une plateforme de financement participatif. Une manne financière estimée à 75 milliards d’euros pour les PME et les TPE. En pleine expansion, la formule constitue une véritable source de financement alternatif pour les projets entrepreneuriaux.

Ulule, Kisskissbankbank ou encore MymajorCompagny. Autant de noms apparus dans le paysage numérique derrière lesquels se cachent un nouveau mode de financement : le crowfunding ou financement participatif. L’essor de ces plateformes nées au début des années 2000 ne se dément pas. L’idée est simple : aider des PME/TPE à récolter des fonds auprès de particuliers grâce à un système de prêt ou de don leur permettant de financer un projet ou d’entrer au capital.

Depuis l’an dernier, ce nouveau mode de financement a explosé en France, en raison sans doute d’un nouveau cadre juridique propice aux entreprises. La collecte de fonds sur les 46 plateformes françaises est ainsi passée de 78,3 (2013) à 152 millions d’euros (2014). En 3 ans, elle aura été multipliée par 13. Une hausse qui n’a rien d’anecdotique.

Pour autant, d’après un sondage de l’institut Think du début de l’année, les français ne seraient que 7 % à avoir déjà prêté ou investi sur une plate-forme de crowfunding, 47 % d’entre eux se disent toutefois disposés à le faire. Une manne financière estimée à 75 milliards d’euros pour les TPE/PME.

Côté entrepreneurs, si seulement 3 % des dirigeants ont déjà collecté de l’argent par ce biais, 33 % envisagent de le faire sous forme de prêts rémunérés. Au total, 800.000 TPE/PME françaises seraient ainsi prêtes à se financer par ce biais pour un potentiel de 85 milliards d’euros empruntés aux particuliers.

Le crowdfunding  apparait pour eux comme un moyen de palier les réticences des banques (58 %), l’exigence de garanties (36 %) et, une solution pour compléter un apport bancaire (32 %).

Le financement participatif pourrait-il alors se substituer aux circuits bancaires traditionnels ? Non répondent les principaux acteurs pour qui « Il ne s’agit pas de faire du financement contre les banques, mais à côté des banques ».

De fait, les plateformes financent avant tout aujourd’hui la recherche et le développement et les dépenses préalables à la création d’une société. Une phase qui n’a jamais été prisée par les banques et qui le sera de moins en moins en raison des nouvelles contraintes réglementaires qui pèsent sur elles.

Le crowdfunding semble donc constituer une véritable source de financement alternatif. Mais il n’est pas que cela. Il permet aux entreprises de fédérer autour d’elles toute une communauté de clients, de collaborateurs, de fournisseurs.

Florence Labbé

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