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Edito de novembre : L’absentéisme en entreprise au plus bas depuis 2007

Publié le par dans Congé, absence et maladie BTP.

En chutant à 14 jours d’absence par an en 2011, le taux d’absentéisme atteint son meilleur niveau depuis 5 ans.

Selon le baromètre de l’absentéisme d’Alma Consulting Group, le taux d’absentéisme dans les entreprises a baissé l’an dernier avec 14 jours d’absence par an et par salarié (3,84 %). Ce chiffre, en recul par rapport à 2010, est l’un des meilleurs taux observés depuis 2007. Après le pic de 2008 avec 17,8 jours, c’est en effet le plus bas niveau relevé depuis 5 ans. Notamment dans le BTP qui figure parmi les secteurs les moins exposés, avec 10,8 jours d’absence en 2011 (2,97 %).

La situation reste toutefois globalement contrastée : 37 % des employeurs déclarent ainsi avoir connu une forte diminution de leur taux d’absentéisme, tandis que 49 % reconnaissent l’avoir vu grimper.

La taille de l’entreprise est une première explication. Les grands groupes enregistrent en effet un taux d’absentéisme (3,7 %) inférieur à la moyenne nationale. Et, dans tous les cas plus faible que les PME, y compris celles de moins de 250 salariés (4,32 %).

L’étude observe aussi des disparités selon les catégories professionnelles. Les ouvriers étant plus souvent absents (17,7 jours) que les cadres, qui obtiennent la palme de l’assiduité avec 5,6 jours d’absence par an.

Autre élément intéressant : la corrélation entre l’âge des salariés et le taux d’absentéisme. Les plus jeunes étant ainsi plus assidus au travail que les seniors (2,34 % contre 3,81 %). Mais en revanche, plus fréquemment absents sur de courtes durées, contrairement aux plus de 50 ans, absents moins souvent, mais sur de plus longues périodes.

Enfin, fait inédit, le Nord et la région Rhône-Alpes dépassent le Sud, en tête de l’absentéisme depuis 5 ans. Ce renversement tient lieu au tissu économique dans ces régions composé essentiellement de PME touchées par un taux d’absentéisme en forte hausse. Le Grand Ouest parmi les plus assidus rivalise avec le bassin parisien qui enregistre aussi l’un des taux les plus faibles.

Faut-il pour autant se réjouir de cette meilleure assiduité au travail ? Rien n’est moins sûr. La principale raison de la baisse du taux d’absentéisme tient en effet à la dégradation de la conjoncture. L’entrée dans la crise, avec un ralentissement de l’activité, voire des arrêts de production, ayant provoqué chez les salariés une inquiétude et une démobilisation qui s’est d’abord traduite par de l’absentéisme.

Le phénomène n’a rien de nouveau. Depuis 30 ans, on observe en effet une certaine corrélation entre conjoncture faible, hausse du chômage et reflux de l’absentéisme.

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