Droit du travail & RH

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Exposition aux vibrations mécaniques : les mesures de prévention à prendre

Publié le par dans Sécurité et santé au travail BTP.

Plus de 10 % des salariés sont exposés aux vibrations mécaniques. Parmi eux, les salariés du BTP sont très impactés par les troubles lésionnels irréversibles qu’elles occasionnent, notamment au niveau de la main et du bras.

Exposition aux vibrations mécaniques : identifier les risques

Le syndrome des vibrations est une maladie professionnelle inscrite sur le tableau n° 69 du régime général de l’assurance maladie. Le syndrome se manifeste d’abord par des sensations de gêne fonctionnelle de la main et du bras caractérisées par une diminution du toucher et de la perception du chaud et du froid. Plus généralement le salarié subit une perte de sa dextérité manuelle. Il est aussi victime de douleurs et de blanchiment des phalanges lorsqu’elles sont exposées au froid ou à l’humidité (maladie de Raynaud). Les vibrations endommagent les vaisseaux sanguins, le système nerveux, les articulations, les tendons, les muscles et les os des mains et des bras. Il faut noter que ces lésions sont irréversibles et peuvent continuer de se développer après l’arrêt de l’exposition aux vibrations. La perte de dextérité manuelle constitue aussi un facteur supplémentaire d’exposition aux accidents du travail.

Exposition aux vibrations mécaniques : organiser la prévention

Le Code du travail fait obligation aux employeurs de supprimer ou au moins de réduire au minimum l’exposition aux vibrations mécaniques par tous moyens techniques et organisationnels. L’article R. 4441–3 du Code du travail fixe la valeur d’exposition journalière déclenchant les actions de prévention (2,5m/s2 par tranche de 8 heures).

Pour répondre à cette obligation, les préconisations de l’INRS sont d’évaluer l’émission vibratoire de la machine et le niveau d’exposition des opérateurs. La prévention doit ensuite s’organiser autour de principes classiques :

  • réduire l’exposition au risque en modifiant les méthodes de travail ;
  • veiller au bon entretien des machines pour éviter une augmentation des émissions vibratoires. Certaines machines sont d’ailleurs équipées de systèmes antivibratiles qui doivent être maintenus en bon état ;
  • enfin, réduire au maximum le temps d’exposition. Pour cela on peut prévoir des rotations de poste et aménager des temps de récupération.

Exposition aux vibrations mécaniques : former les salariés

Si l’obligation de sécurité repose sur l’entreprise, le salarié est le premier acteur de sa sécurité au travail. Il convient donc qu’il soit parfaitement informé de l’existence et des conséquences irréversibles du syndrome des vibrations.

Les représentants du personnel au CHSCT ont un rôle important à jouer en ce domaine. Ils doivent contrôler que les mesures d’exposition ont été faites. Mais surtout, ils doivent relayer ces informations sur le terrain. Vérifier l’efficacité des mesures de prévention. S’assurer que les salariés sont formés à la gestion du risque, et savent en reconnaitre les symptômes.

Pour vous aider à identifier et combattre le risque de vibration, les Editions Tissot vous conseillent leur « Formation évaluer et prévenir les risques liés aux vibrations ».

www.inrs.fr

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