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L’édito de février : baisse inédite en 60 ans de la masse salariale

Publié le par dans Embauche BTP.

L’ACOSS a annoncé au mois de décembre la baisse sans précédent en 2009, de la masse salariale du secteur privé. Une contraction de 1,3 %, équivalant à une perte de 2 milliards d’euros de recettes pour la Sécurité sociale. Du jamais vu depuis l’après-guerre.

Cette baisse historique est due d’abord à la chute importante des emplois salariés, dont le nombre est en recul de 2,3 %, en moyenne sur cette année.

Une situation directement liée à la dégradation de l’activité économique, particulièrement nette à partir du 2e trimestre 2008, qui s’est ensuite amplifiée tout au long de l’année 2009.

Elle s’explique également par le ralentissement du salaire moyen par tête (SMPT). Ce dernier a connu un rythme de croissance en moyenne annuelle qualifié par l’ACOSS de « très modéré par rapport à l’année précédente » (+ 2,8 % en 2008 et + 1,0 % en 2009).

Enfin, la contraction de la masse salariale enregistrée tient également :

  • à la diminution en 2009 des recettes afférentes aux heures supplémentaires, qui encouragées par le Gouvernement, continuent de bénéficier d’exonérations sociales et fiscales ;
  • au recours massif des entreprises au chômage partiel au cours de cette année.

Envie de découvrir en intégralité le bilan de l’ACOSS ? Il ne vous reste plus qu’à la télécharger.



Selon l’INSEE, 144.000 personnes ont ainsi bénéficié du dispositif du chômage partiel au 4e trimestre 2009, après 156.000 au troisième, 245.000 au deuxième et 211.000 au premier. Les allocations de chômage partiel, à la différence des salaires, étant exonérées de cotisations patronales, il s’en est suivi une perte de recettes importante pour la Sécurité sociale.

Dans ce contexte de baisse historique de la masse salariale, les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs du secteur privé ont toutefois permis de contenir la contraction des encaissements des URSSAF.

En 2009, ces mesures ont en effet accusé une baisse de 3,2 %, en rupture totale avec leur rythme de croissance des précédentes années. Du fait principalement du repli des allègements généraux, notamment de la réduction Fillon (? 2 %), et, de la stagnation du dispositif TEPA sur les heures supplémentaires (+ 0,1 %).


Par Catherine Max, journaliste juridique

Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS)Bilan n° 117 – Décembre 2010

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