Droit du travail & RH

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Le travail isolé, une source de risques à maîtriser

Publié le par dans Sécurité et santé au travail BTP.

Un travailleur isolé peut avoir un comportement inadapté face à une situation anormale et être confronté à un risque d’accident. Il est donc conseillé, lorsque cela est possible, de ne pas affecter une personne seule à un travail dangereux. A défaut, les postes de travail isolés doivent faire l’objet d’une surveillance particulière.

Le travail est considéré comme isolé lorsque le travailleur est hors de portée de voix ou de vue d’autres personnes, sans possibilité de recours extérieur et que le travail présente un caractère dangereux.

Il est nécessaire de limiter au maximum les situations de travail isolé, notamment par des actions sur l’organisation du travail (planification des opérations, réorganisation des horaires d’intervention, etc.).

Évaluation des risques. Lorsque ces situations ne peuvent pas être évitées, vous devez procéder à une évaluation des risques. Les points suivants doivent être analysés :

  • le profil du travailleur isolé (âge, expérience, etc.) ;
  • les caractéristiques du lieu de travail et de la situation d’éloignement (permanente, temporaire, etc.) ;
  • les moyens de communication disponibles (existe-t-il une ligne téléphonique à proximité ?) ;
  • la nature et les contraintes particulières du poste de travail et de la tâche (quels sont les matériels, produits et machines utilisés ?).

Mesures de prévention. Les résultats de cette analyse doivent vous permettre de mettre en place trois niveaux de prévention :
  • des actions d’aménagement du poste et de l’environnement de travail (mise en place de protections individuelles, par exemple) ;
  • des actions de communication, de formation et d’organisation des équipes de travail, notamment à destination des salariés en CDD ou des intérimaires ;
  • des mesures de surveillance directe ou indirecte du travailleur isolé : mise en place d’un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI), qui transmet une alarme en cas de chute ou de perte de conscience, d’une procédure d’alerte (appel téléphonique à des horaires réguliers, par exemple), etc.

Ces différentes mesures de prévention peuvent se cumuler.

Plan d’intervention. Il vous faut enfin prévoir des dispositions permettant de secourir au plus vite le travailleur isolé en cas de nécessité.

Le dispositif mis en place doit tenir compte de la situation d’isolement de la victime, de la nature des risques et du temps d’intervention des secours. Ce plan doit être mis en place en relation avec le médecin du travail et les services de secours d’urgence extérieurs (C. trav., art. R. 4224–16).

Notez-le : ces dispositions s’appliquent également en cas d’intervention d’une entreprise extérieure (C. trav., art. R. 4512–13).


En collaboration avec Raphaëlle Constant, juriste d’entreprise



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Article publié le 23 décembre 2008
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