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Les atouts de l’intérim

Publié le par dans Embauche.

Comparé au CDD, l’intérim coûte plus cher mais il présente des atouts: gain de temps, tranquillité d’esprit… Nos conseils et astuces pour bénéficier de ses avantages sans payer le prix fort.

Intérim : la simplicité et la flexibilité En passant par une agence de travail temporaire, vous ne vous occupez de rien : aucune perte de temps concernant le recrutement, les formalités administratives, etc. Dès que le profil du poste est défini, vous n’avez qu’une facture à régler !

Incitez les salariés de votre entreprise à chercher eux-mêmes parmi leurs connaissances quelqu’un à embaucher en leur offrant, par exemple, une prime financière en contrepartie. Vous gagnerez du temps et de l’argent dans toutes ces démarches. En impliquant vos salariés, vous améliorerez également l’intégration du nouvel embauché.
Par ailleurs, le contrat intérimaire est plus souple : vous pouvez avancer ou reporter le terme de la mission dans le cadre d’un contrat de date à date, alors que le terme du CDD n’est pas aménageable.


Calculez le coût de l’intérim

En général, un intérimaire est facturé 2,2 à 2,6 fois son salaire brut à l’entreprise utilisatrice. Pour les clients réguliers ou les missions longues, le tarif est inférieur : 1,9 à 2,1 fois le salaire. On parle de coefficient de facturation.

Exemple :
Vous embauchez un intérimaire pendant 6 mois.
Il est payé 1.400 € bruts par mois.
Le coefficient de facturation est de 2,2.
Ce service vous coûtera : 1.400 × 6 × 2,2 = 18.480 €

Vous pouvez comparer ce tarif avec le coût direct d’un CDD.


Comment diminuer la facture ?

C’est le coefficient de facturation qu’il faut négocier pour faire baisser le coût de votre facture.

En pratique, pour un poste donné, vous transmettez à l’agence d’intérim le salaire prévu pour l’intérimaire. L’agence d’intérim applique alors à ce salaire un coefficient de facturation qui va permettre de déterminer le montant de votre facture finale.

Ce coefficient variable (de 1,9 à 2,6 selon le salaire et la qualification du candidat recherché) comprend le salaire, les charges sociales mais aussi la marge commerciale de l’agence d’intérim.


Pensez aussi aux coûts indirects

Il existe des coûts indirects à l’intérim auxquels il faut penser : titres restaurants, primes, etc.

La rémunération d’un intérimaire ne peut être inférieure à celle perçue par un salarié de qualification équivalente occupant le même poste. Les titres restaurant entrent dans la rémunération. Il faut en tenir compte pour respecter l’égalité de traitement entre les salariés de votre entreprise et vos intérimaires.

Vous versez des primes, notamment une prime de 13e mois. Vérifiez si vos intérimaires remplissent les conditions posées par votre convention, accord d’entreprise, etc. pour en bénéficier.

Les coûts indirects d’une embauche en CDD sont également nombreux :
  • le recrutement (annonce, entretiens d’embauche, évaluations, etc.) ;
  • l’administratif (déclarations, fiches de paie, etc.) ;
  • les indemnités de fin de contrat, les indemnités de congés payés, etc.

N’hésitez pas à faire jouer la concurrence pour négocier au mieux le coefficient de facturation !
Combinez intérim et CDD

Pour éviter de perdre du temps dans le recrutement d’un salarié, faites appel à une agence d’intérim. Par la suite, si vous êtes satisfait du travail accompli par cet intérimaire, transformez son contrat d’intérim en CDD ou CDI.

Attention : pour transformer un contrat d’intérim en CDD pour le même poste de travail, il faut, sauf exceptions (voir sous le tableau), respecter une période pendant laquelle vous ne pourrez pas recruter d’intérimaire. Il s’agit d’un délai de carence, calculé en jours d’ouverture de l’entreprise en fonction de la durée du contrat d’intérim. Il est égal à :

Durée du contrat d’intérim (renouvellement inclus)
 Délai de carence à respecter
Exemples
Durée du contrat carence
inférieure à 14 jours 1/2 de la durée du contrat 8 jours 4 jours
supérieure ou égale à 14 jours
1/3 de la durée du contrat
3 mois 1 mois

Le délai de carence n’est pas applicable, notamment :
  • dans le cadre du remplacement d’un salarié temporairement absent ou dont le contrat de travail est suspendu, en cas de nouvelle absence du salarié remplacé ;
  • dans le cadre de l’exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité.

Attention : dans la pratique, nombre d’entreprises négligent le délai de carence. En cas de litige, le contrat peut être requalifié en CDI et vous pouvez être condamné à payer des dommages et intérêts pour rupture abusive (jusqu’à 6 mois de salaire).