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Réindustrialisation de la France : l’UIMM présente ses propositions pour le nouveau quinquennat

Publié le 24/02/2022 à 07:04 dans Contrat de travail métallurgie.

Temps de lecture : 4 min

Dans un communiqué de presse du 30 janvier 2022, l’UIMM apporte sa contribution au débat présidentiel en vue des élections d’avril prochain. Pour elle, la désindustrialisation n’a fait que mettre en évidence les fragilités du pays pendant la crise sanitaire. Elle publie donc une série de 15 propositions pour la réindustrialisation de la France, qui doit, selon elle, devenir une priorité nationale.

Les 15 propositions aux candidats à l’élection présidentielle sont organisées autour de 3 priorités :

  • la refonte de notre modèle social ;
  • la rénovation du dispositif d’éducation et de formation ;
  • l’aide aux mutations de travail.

Propositions d’une refonte du modèle social

Pour rendre le modèle social plus efficace et compatible avec l’exigence de compétitivité, l’UIMM formule les propositions suivantes :

  • réformer l’organisation et le financement de la protection sociale : il est proposé que la partie solidarité soit financée par l’Etat via l’impôt et que la partie assurantielle soit gérée par les partenaires sociaux et financée par les cotisations sociales ;
  • alléger les cotisations employeurs de 17 milliards d'euros supplémentaires : pour réduire le coût du travail des salaires moyens et supérieurs, l’UIMM propose de substituer à l’ensemble des allègements actuels un nouveau système basé d’une part sur une franchise de cotisation forfaitaire pour les hauts salaires et d’autre part, un allègement des cotisations sur les bas salaires ;
  • créer un nouveau régime de santé au travail confié aux partenaires sociaux : la proposition vise à regrouper la CNAM, les services de prévention et l’INRS ;
  • relever le départ de l’âge à la retraite de 62 à 65 ans d’ici à 2035 : cette proposition passe également par une remise à plat de l’ensemble des dispositions de départs anticipés.

Propositions concernant le système éducatif et de formation

Pour l’UIMM, il est indispensable que l’industrie française dispose de personnes compétentes pour créer, innover et produire. Pour cela, il est proposé de :

  • faire de l’acquisition par tous les élèves des savoirs de base la priorité n° 1 du système éducatif : lire, écrire, maîtriser la langue, les TIC, compter, s’exprimer en anglais… pour cela l’UIMM propose des effectifs par classe limités et de revoir les méthodes d’apprentissage ;
  • confier la responsabilité des lycées professionnels sur les filières industrielles au ministère de l’Industrie : cette proposition suit la même logique que les lycées agricoles qui sont pilotés par le ministère de l’Agriculture ;
  • mettre en place dès le primaire, un plan de promotion de la culture scientifique à l’école ;
  • confier l’orientation professionnelle aux régions en coordination avec l’Etat ;
  • octroyer davantage d’autonomie aux universités et chefs d’établissement : l’UIMM propose en contrepartie de mettre en place une évaluation des résultats qui conditionnerait le versement d’une partie de la dotation de l’établissement ;
  • créer un dispositif d’incitation fiscale du type « crédit d’impôt formation » notamment en plafonnant le compte personnel de formation (CPF) et en limitant son utilisation aux formations permettant l’acquisition de compétences professionnelles utiles sur le marché du travail ;
  • renforcer le paritarisme et la place de la branche professionnelle ;
  • fusionner le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation en un contrat d’alternance unique accessible à tout public sans limite d’âge.

Propositions concernant les mutations du travail

Afin de répondre aux attentes des futures générations et préserver l’emploi, il est proposé de :

  • garantir que le travail paye plus que l’inactivité en confortant les mesures de la réforme de l’assurance-chômage qui incitent à la reprise rapide d’un travail et en confiant la coordination des acteurs publics de l’emploi aux régions ;
  • faciliter, sécuriser et simplifier les transitions professionnelles en se basant sur le dispositif de reconversion ou promotion par l’alternance (Pro-A) et celui du congé de mobilité professionnelle, tous deux gérés par les OPCO ;
  • préparer les élèves et les étudiants aux compétences requises notamment en les accompagnant sur des projets collectifs et pluridisciplinaires.

Le détail des 15 propositions est à télécharger ici :

15 propositions pour la réindustrialisation de la France pour le quinquennat 2022-2027

A noter que, suite à ces propositions, Eric Trappier, président de l’UIMM invite les candidats à l’élection présidentielle à présenter leur projet pour l’industrie lors d’un rassemblement le 9 mars prochain.


Communiqué de presse du 30 janvier 2022 « Élection présidentielle de 2022 - L’UIMM présente ses propositions pour la réindustrialisation de la France »