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Rupture conventionnelle et transaction : les règles à respecter

Publié le par dans Rupture du contrat de travail.

La rupture conventionnelle permet de rompre le contrat de travail d’un commun accord avec votre salarié. La transaction ne constitue pas un mode de rupture du contrat de travail mais sert à éviter les contestations qui peuvent naître après une rupture du contrat de travail. Elle peut, sous certaines conditions, être conclue après une rupture conventionnelle.

Rupture conventionnelle et transaction : définition

La rupture conventionnelle vous permet de convenir, d’un commun accord avec votre salarié, des conditions de la rupture de son contrat de travail à durée indéterminée (CDI). Vous organisez avec le salarié concerné, au cours d’un ou plusieurs entretiens, les modalités de la rupture.

Pour vous aider dans votre démarche, les Editions Tissot mettent à votre disposition un modèle personnalisable de convocation à l’entretien préalable, extrait de leur documentation « Modèles commentés pour la gestion du personnel » :

La transaction ne sert à éviter que les contestations qui peuvent naître après la rupture du contrat. Pour être valable, vous devez notamment respecter un calendrier précis. De plus, la transaction doit contenir des concessions réciproques.

Concernant le calendrier, la transaction ne peut être intervenir qu’une fois que la rupture du contrat est devenue définitive.

Rupture conventionnelle et transaction : conditions de validité

Vous pouvez conclure une transaction avec un salarié dont le contrat de travail a été rompu suite à une rupture conventionnelle. Mais attention, ne vous précipitez pas. Il y a des étapes à respecter. De plus, tous les litiges ne peuvent pas être réglés dans cette transaction.

Deux conditions doivent être respectées :

  • la transaction doit intervenir postérieurement à l’homologation de la rupture conventionnelle par l’autorité administrative (autorisation de l’inspecteur du travail si la rupture est négociée avec un salarié protégé) ;
  • l’objet de la transaction est de régler un différend relatif à l’exécution du contrat de travail sur des éléments non compris dans la convention de rupture. Il ne doit pas être lié à la rupture du contrat de travail.

Tout litige concernant la convention, l’homologation ou le refus d’homologation relève de la compétence du conseil des prud’hommes, à l’exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif (Code du travail, art. L. 1237–14).

Vous ne pouvez pas transiger si le litige a pour objet la rupture du contrat de travail. Dans ce cas, vous ne pouvez pas éluder la procédure prévue par le Code du travail. Seul le conseil de prud’hommes est compétent dans une telle situation.

La transaction n’est possible que pour régler un différend concernant l’exécution du contrat de travail, par exemple, le paiement des heures supplémentaires, les congés payés, etc.


Cour de cassation, chambre sociale, 25 mars 2015, n° 13–23368 (une transaction peut être valablement conclue après l’homologation de la rupture conventionnelle si elle a pour objet un différend qui n’est pas lié à la rupture du contrat mais à son exécution)

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