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S’engager dans une démarche de « chantier vert »

Publié le par dans Sécurité et santé au travail BTP.

Se lancer dans une démarche de « chantier vert » est, pour l’entreprise, le gage d’un chantier plus propre, plus sécuritaire. L’objectif est de réduire les nuisances environnementales, d’abord localement, sur le site, puis plus globalement en travaillant sur la réduction des pollutions. Le point sur la question.

La démarche

Tout chantier génère des impacts et nuisances sur l’environnement : production de déchets, bruit, poussière, consommation d’énergie, etc. L’enjeu d’un « chantier vert » est de limiter ces nuisances sur le site, au bénéfice des salariés, des riverains et de l’environnement. Cette démarche volontaire, qui s’adresse aussi bien aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre, qu’aux entreprises intervenantes, comporte deux volets.

La charte « Chantier Vert » qui définit les bonnes pratiques et les règles environnementales de fonctionnement du chantier. Elle permet à tous les intervenants  (maitre d’ouvrage, maitre d’œuvre, entreprises) d’avoir les mêmes objectifs :

  • limiter les risques sur la santé des salariés ;
  • circonscrire les nuisances et risques causés aux riverains ;
  • réduire les pollutions de proximité lors du chantier et limiter ses impacts sur l’environnement ;
  • bien gérer les déchets et limiter les pollutions sur le site.

Cette charte fait partie des pièces contractuelles du marché de travaux. Elle doit être remise à chaque intervenant sur le chantier et signée par chacun.

Les préconisations techniques qui reprennent la charte et proposent des mesures pour aller plus loin dans la démarche. En pratique, la garantie d’un « chantier vert » passe par différentes étapes :

  • en amont de l’opération la réalisation d’études préalables et d’actions de concertation permettant d’évaluer l’impact du chantier sur l’environnement puis d’élaborer son programme. Le maître d’ouvrage fixe alors les objectifs environnementaux qui y sont liés ;
  • l’insertion par le maître d’œuvre d’un projet répondant au programme et tenant compte des études préalables. Il définit les processus, les choix techniques et les matériaux permettant de tenir les objectifs définis, qu’il retranscrit dans le cahier des clauses techniques particulières (CCTP).

Nous vous proposons de télécharger un cahier des charges d’un chantier vert :

La réduction des nuisances de chantier est un des enjeux essentiel de la démarche « chantier vert ». Elle implique la prise de mesures de réduction des nuisances acoustiques, de la pollution, du site (sols et eaux), de l’air, et la réduction de la pollution visuelle ou due au trafic.

   
La mission du coordonnateur environnemental, assurée par un membre de l’équipe de maîtrise d’œuvre, participe grandement à la réussite d’un « chantier Vert ». Impliqué dans le projet dès la phase de conception et d’études, il en assure le suivi, le contrôle et le traitement au quotidien et sensibilise et forme les personnels intervenants sur le chantier.

Les cibles et objectifs

La démarche de « chantier vert » concerne trois types de cibles :

  • les flux entrant sur le chantier : engins et matériels utilisés sur le chantier, matériaux et produits mis en œuvre, etc. ;
  • le chantier lui-même, notamment les techniques employées, l’organisation du pré-tri ;
  • les flux sortant du chantier : déchets évacués, nuisances générées vis-à-vis des riverains, etc.

La gestion différenciée des déchets est sans doute un des objectifs majeurs d’un « chantier propre ». Elle impose la mise en place sur le site d’un processus de tri des déchets via les filières d’élimination les plus adaptées et les plus proches, en favorisant la réutilisation et le recyclage, l’interdiction de l’enfouissement sauvage sur le site et du brûlage à l’air libre ainsi que la traçabilité des déchets.

Parmi les autres objectifs de cette démarche, citons :

  • la limitation des pollutions sur le site, avec pour actions : l’obligation d’installer des bacs et systèmes de rétention, la décantation des eaux de lavage des équipements, l’interdiction de déversements dans le réseau d’assainissement ou pluvial ;
  • les économies d’eau et d’énergie par la sensibilisation des différents intervenants, la maîtrise des nuisances sonores par des exigences sur les niveaux de bruit des matériels, etc.

Afin de réussir la démarche, il est enfin essentiel d’organiser des séances d’information et de formation du personnel et des sous-traitants sur la gestion environnementale du chantier, afin de les sensibiliser aux nouveaux modes opératoires.

Tous les outils nécessaires à la mise en place de cette démarche peuvent être téléchargés sur le site chantiervert.fr.

Pour en savoir plus sur la santé ou la sécurité, les Editions Tissot vous proposent leur documentation « Pratique de la santé sécurité au travail ».

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