Santé & sécurité

Arrêts de travail immédiats : 3000 demandes par jour

Publié le par dans Sécurité et santé au travail.

Les personnes qui ont été exposées au Covid-19 ou qui présentent des symptômes peuvent dorénavant obtenir un arrêt de travail directement en ligne. L’Assurance maladie a tiré un premier bilan de ce nouveau dispositif.

Arrêt de travail immédiat et Covid-19 : en quoi ça consiste ?

Les salariés potentiellement infectés au Covid-19 peuvent se déclarer sur le site declare.ameli.fr. Ils peuvent ainsi s’isoler immédiatement sans avoir à passer par la case médecin traitant pour obtenir un arrêt de travail.

Sachant que les salariés ayant des symptômes doivent s’engager à réaliser un test antigénique ou RT-PCR dans les 2 jours qui suivent le début de l'arrêt de travail.

Retrouvez plus de détails sur cette procédure dans notre article « Arrêt de travail lié au Covid-19 : quelques clics suffisent désormais pour l’obtenir ».

En parallèle de cette procédure simplifiée, les salariés bénéficient des indemnités journalières et du complément employeur sans délai de carence ou de conditions d’ouverture du droit dès le premier jour d’arrêt de travail.

Avant de procéder au versement des indemnités journalières, la réalisation effective d'un test et la présence de symptômes caractéristiques sont toutefois vérifiés. Sans réalisation d'un test, les indemnités journalières ne sont pas versées.

Arrêt de travail immédiat et Covid-19 : une bonne utilisation ?

L’Assurance maladie a dressé un premier bilan au bout de 3 semaines d’utilisation. En moyenne 3000 demandes par jour sont effectuées. L’Assurance maladie en conclut qu’il y a un vrai besoin et que l’utilisation demeure appropriée et légitime.

Des contrôles sont néanmoins effectués (100 dossiers par jour en moyenne) ; moins de 2 % des assurés déjà contrôlés ne remplissaient pas les critères d’indemnisation.

L’Assurance maladie a aussi profité de ce bilan pour demander aux médecins de ne plus établir d’arrêt de travail pour les patients éligibles à ce téléservice, au risque qu’un délai de carence s’applique. Mais même si le médecin n’a plus à prescrire l’arrêt de travail nécessaire à l’isolement, il demeure indispensable que les personnes symptomatiques consultent leur médecin pour bénéficier d’une prise en charge médicale.


Communiqué de presse de l’Assurance maladie du 2 février 2021