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Eclairage des locaux de travail : les règles à respecter

Publié le 17/02/2009 à 23:00, modifié le 11/07/2017 à 16:19 dans Risques professionnels.

Temps de lecture : 3 min

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La fatigue visuelle, un éclairage insuffisant ou mal adapté peuvent être à l’origine d’accidents du travail. Pour les éviter, l’employeur doit assurer un bon éclairage des postes de travail, des zones de circulation et des espaces extérieurs des locaux, mais également le confort visuel des salariés.
Eclairage des locaux de travail : les règles à respecterL’employeur a donc l’obligation d’appliquer des principes de prévention, en proposant des mesures adaptées qui permettent un bon éclairage des locaux de travail.

Eviter la fatigue visuelle et les affections de la vue

L’éclairage doit être conçu et réalisé de façon à éviter la fatigue visuelle et les affections de la vue qui en résultent. Il doit permettre de déceler les risques perceptibles par la vue.

Assurer un éclairement suffisant

En fonction de la nature de l’activité de l’entreprise et des tâches à effectuer par les salariés, l’éclairement peut être classé en deux catégories :
  • un éclairement assuré par un éclairage général pour les tâches ne nécessitant pas la perception de détails (éclairement de l’ordre de 300 Lux) ;
  • un éclairement local qui renforce l’éclairage général, pour les tâches nécessitant la perception de détails (éclairement entre 500 et 1000 Lux).

Le Code du travail définit les valeurs minimales à respecter par l’employeur, comme par exemple : les locaux affectés au travail tels que les vestiaires et les sanitaires doivent avoir un éclairement minimum de 120 Lux ou les zones et les voies de circulation extérieure de 10 Lux.

Tenir compte des caractéristiques des salariés

Le poste de travail doit permettre d’adapter la disposition et l’intensité des sources lumineuses en fonction des tâches à réaliser et des caractéristiques de chaque travailleur (morphologie, âge, etc.). Prévoyez par exemple des luminaires réglables en hauteur ou des lampes orientables.

Donner la priorité à la lumière naturelle

Les salariés doivent travailler dans des locaux de travail qui disposent autant que possible de la lumière naturelle et comporter à hauteur des yeux des baies transparentes donnant sur l’extérieur. Lorsqu’un aménagement ou une modification est envisagé, limitez le nombre des postes de travail fixes en zones aveugles, améliorez la qualité de l’installation d’éclairage, etc.

Protéger contre l’éblouissement

Les postes de travail doivent être protégés contre les sources lumineuses directes sur le champ visuel, comme par exemple les écrans d’ordinateurs, ou les sources indirectes, ou encore la réflexion sur les parois ou les surfaces de travail. Les postes de travail peuvent être protégés contre les rayonnements solaires soit par des protections fixes ou mobiles, soit par la conception de couvertures.

Effectuer la maintenance des appareils

Les appareils d’éclairage, tels que les lampes ou les luminaires, doivent être régulièrement vérifiés et remplacés si nécessaire. Ils doivent être nettoyés de la poussière périodiquement, notamment au niveau des grilles ou des réflecteurs.
Ces règles d’entretien doivent rédigées dans un document et mises à disposition du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou, à défaut, aux délégués du personnel.

Accéder aux organes de commande d’éclairage

Les organes de commande d’éclairage doivent être accessibles facilement à l’intérieur des locaux aveugles et indiqués par des voyants lumineux. Ils doivent être également placés à proximité des issues et à côté des voies de circulation.


Références : Code du travail, art. L. 4121–1 (évaluation des risques), R. 4223–1 à R. 4223–12 (éclairage), R. 4213–2 (vue sur l’extérieur), décret n° 92–333 du 31 mars 1992 (lumière naturelle) et aide mémoire – juridique TJ13 (éclairage des locaux de travail).