Santé & sécurité

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Emissions des moteurs thermiques : comment s’en prémunir ?

Publié le par dans Risques professionnels.

Les moteurs thermiques sont utilisés sur les véhicules non routiers tels que les chariots automoteurs, les groupes électrogènes, les compresseurs, les engins de chantier, ainsi que sur les véhicules routiers. Les moteurs thermiques génèrent des émissions qui peuvent occasionner des effets néfastes sur la santé des salariés compte tenu des nombreuses substances dangereuses qu’elles contiennent.

Moteurs thermiques : définition

Il existe deux grands types de moteurs thermiques utilisés sur les véhicules ou les engins :

  • les moteurs à allumage commandé qui utilisent une étincelle électrique pour enflammer le mélange air/carburant dans les cylindres. Le carburant utilisé peut être de l’essence, du gaz ou de l’air comprimé. Ces moteurs produisent dans le gaz d’échappement du monoxyde de carbone et des oxydes azote ;
  • les moteurs diesels (allumage par compression) pour lesquels l’air est comprimé dans les cylindres jusqu’à atteindre une température permettant l’auto-inflammation du carburant lors de son injection. Ces moteurs produisent essentiellement dans le gaz d’échappement des oxydes d’azote et des particules.

Moteurs thermiques : mesures de prévention

Pour éviter et/ou diminuer au maximum les risques liés à l’utilisation des moteurs thermiques, il faut réaliser une analyse détaillée des procédés de travail et des modes opératoires de façon à mettre en place des mesures de prévention technique et organisationnelles. Ces mesures sont les suivantes :

La limitation d’utilisation des moteurs thermique 

Utiliser chaque fois qu’il est possible des moteurs électriques, surtout en espace confiné, comme par l’exemple lors des travaux en souterrain (équiper de moteurs électriques le matériel fixe ou semi-mobile, tels qu’un compresseur ou engin de forage) ou des travaux à l’intérieur d’un bâtiment (utilisation des équipements automoteurs électriques).

La réduction des émissions à la source par le choix de technologies peu polluantes

Choisir, pour les engins non routiers, des moteurs répondant à la dernière phase en vigueur de la réglementation. Cette réglementation réduit la masse des particules émises à 10 par rapport à la précédente génération des moteurs.

Acheter des véhicules non routiers tels que des chariots automoteurs équipés d’épurateurs catalytiques 3 voies avec une gestion électronique (régulateur par sonde lambda et calculateur) afin de réduire la production de monoxyde de carbone.

L’entretien des moteurs

Respecter et appliquer les préconisations établies par le fournisseur : entretien des injecteurs, de l’alimentation en air et changement régulier des filtres à air et de filtre à particules pour les engins équipés d’un moteur diesel mais aussi utilisation d’une huile moteur adaptée et réalisation des vidanges régulières.

S’assurer d’un entretien particulier sur le détendeur gaz, l’allumage, l’alimentation en air (le changement régulier des filtres à air est très important) pour les engins équipés d’un moteur à allumage commandé.

Les filtres à particules additionnels (FAP)

Afin de réduire les particules émises pour les moteurs diesel, il existe deux types de filtres susceptibles d’être installés : le premier à génération passive et le deuxième à génération active. Pour faire fonctionner ces filtres, il faut ajouter un additif au carburant afin de faciliter la combustion des particules.

La ventilation mécanique 

L’assainissement de l’atmosphère de travail consiste à appliquer les principes de ventilation classés par ordre de priorité suivants :

  • captage au plus près de la source d’émission avant que les gaz d’échappement ne soient dispersés dans l’atmosphère et inhalés par les salariés ;
  • ventilation générale consistant à diluer les polluant par un apport d’air neuf et par un balayage de l’ensemble du volume du local.

Lorsque la pollution provient des véhicules en mouvement, le captage à la source des gaz d’échappement n’est pas possible, une ventilation générale doit donc être mise en place. En revanche, lorsque les moteurs sont utilisés à poste fixe (véhicules immobilisés pour entretien), un captage directement à la sortie de l’échappement doit être effectué.

Références : Prévention des expositions liées aux émissions des moteurs thermiques, ED6246-avril 2016 (INRS)

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