Santé & sécurité

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Les entreprises face aux dangers nouveaux et émergents

Publié le par dans Risques professionnels.

Les résultats de la deuxième enquête européenne des entreprises sur les dangers nouveaux et émergents (Esener 2) de l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail brossent un tableau de la gestion de la santé sécurité sur le lieu de travail.

Près de 50.000 entreprises de moins de 50 salariés, tous secteurs confondus, dans 36 pays européens, ont été consultées sur des questions concernant la gestion de la santé sécurité au travail et les risques professionnels, et en particulier sur les risques psychosociaux, la collaboration des salariés et les orientations et obstacles à l’action. La finalité de cette enquête était d’obtenir des informations semblables sur le plan national pour mieux interpréter les besoins en soutien et expertise et évaluer les facteurs qui encouragent ou empêchent les actions.

Les facteurs de risques le plus souvent cités sont la confrontation avec des clients, des élèves ou des patients difficiles (58 %) puis les positions pesantes ou difficiles (56 %) et les mouvements répétitifs des bras ou des mains (52 %). Dans les secteurs de la construction, de la gestion des déchets, de la production et la distribution d’eau et d’électricité, la menace d’accidents avec des machines ou des outils manuels est le facteur le plus cité (82 %).

Concernant l’évaluation des risques, cette enquête montre que 76 % des établissements la font régulièrement et la majorité d’entre eux la formalisent par écrit (92 %). Le plus souvent, l’évaluation concerne le lieu de travail avec la sécurité des machines, les équipements et les installations (84 %) puis les positions de travail, les exigences physiques du travail et les mouvements répétitifs (75 %). La majorité des entreprises qui l’effectuent précisent que c’est une manière utile de gérer la santé et la sécurité au travail  (90 %). Pour 83 %, si cette évaluation n’est pas faite, c’est parce que les risques et les dangers sont identifiés (83 %) et qu’il n’y a pas de difficultés importantes (80 %). 

De plus, 90 % des entreprises affirment avoir un document retraçant les responsabilités et les procédures en matière de santé et sécurité au travail, mis à disposition des salariés et 41 % d’entre elles disposent d’un budget particulier pour prendre des mesures et avoir des équipements de santé et de sécurité.

Pour ce qui est des risques psychosociaux, 53 % des entreprises considèrent que des informations suffisantes existent sur la façon de les intégrer dans les évaluations des risques.

Parmi les facteurs qui incitent à prendre en compte ces risques psychosociaux ou au contraire à s’en désintéresser, on trouve le respect de la législation et de la réglementation mais aussi la compréhension des avantages et des coûts pour les entreprises. Le facteur d’incitation le plus important à 82 % est l’observation de l’obligation légale. L’obstacle essentiel, quant à lui, est à 40 % la complexité des obligations légales. Quant à la paperasserie, elle est mise en avant pour 29 % des entreprises interrogées.

Retrouvez tous les résultats de l’enquête :

Deuxième enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents (Esener-2)

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