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Mal être et travail : vous avez dit « mythe » ?

Publié le par dans Risques psychosociaux.

L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), qui représente 34 pays (dont la France) à travers le monde, a rendu une étude sur la santé mentale et l’emploi particulièrement intéressante en décembre 2011. Certains constats sont plus qu’explicites quand d’autres nous laissent perplexes, voire pantois.

La majeure partie des troubles mentaux sont mineurs ou modérés ; les cas graves restent rares. Le taux d’emploi des personnes atteintes d’un trouble mental se situe entre 50 % et 70 %, taux inférieur d’environ 10 à 15 points à celui des personnes en bonne santé. En d’autres termes, il est plus difficile de trouver un emploi lorsqu’on est touché par un trouble mental même mineur ; le taux de chômage étant deux fois plus élevé chez les gens atteints d’un trouble mental.

Autre constat riche d’enseignement : les coûts liés à l’absentéisme et à la perte de productivité induite par une mauvaise santé mentale.

En effet, les travailleurs atteints de troubles mentaux sont plus souvent absents, avec une durée moyenne d’absence plus élevée que la moyenne. Si ces derniers ne prennent pas de congés maladie, force est de constater que la perte de productivité est flagrante et bien supérieure à celle des travailleurs n’étant pas atteints par des troubles mentaux.

Un dernier constat peu rassurant concerne l’administration de traitement adéquat. En partant du principe qu’un traitement adéquat permet l’amélioration de l’état de santé et, par là même, augmente les chances de conserver ou retrouver un emploi, il s’agit alors d’une piste de solution non négligeable. Pourtant, plus de la moitié des personnes atteintes de troubles mentaux ne bénéficient d’aucun traitement en lien avec leur pathologie.

Mieux encore, l’autre moitié de ces personnes ne sont pas traitées par un spécialiste mais bien souvent par leur médecin généraliste, qui n’est pas toujours détenteur de connaissances suffisantes sur la santé mentale ; le traitement administré n’est alors pas conforme aux exigences minimales des recommandations cliniques.

Le mal être au travail est bien une réalité. Il est encore temps que les employeurs comblent leurs lacunes sur cette problématique et qu’ils se donnent les moyens d’agir.

Pour plus d’informations : www.ocde.org – « Santé mentale et emploi »

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