Santé & sécurité

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Quelle démarche suivre lors de la modification, la conception ou le déplacement d’une machine ?

Publié le par dans Obligations de l’employeur.

Pour modifier, concevoir ou déplacer une machine au sein de l’entreprise, il est nécessaire de mettre en place une démarche globale. Cette démarche doit intégrer d’une part, les différents aspects liés aux situations de travail, aux différentes phases de vie de la machine, au système technique ou encore aux contraintes environnementales, et d’autre part, la participation et la pluridisciplinarité au sein de l’équipe projet d’autres acteurs tels que les futurs utilisateurs.

Editions TissotCette démarche doit être effectuée de manière répétée, de façon à recenser les propositions issues de l’équipe de projet et de valider les choix retenus par des mises en situation. Au-delà du respect de la réglementation en matière de santé et de sécurité, c’est-à-dire de l’intégration de la prévention à la conception (prévention intégrée), il faut prendre en compte les principes ergonomiques (ou exigences du travail) lors de la conception, modification ou déplacement d’une machine.

Pour intégrer les principes ergonomiques, il est nécessaire de définir à chaque étape de la démarche : les objectifs à atteindre, comment il faut les mettre en place et quels sont les points de vigilance.

Cette démarche globale est composée des étapes suivantes : l’organisation des espaces de travail, les modes de fonctionnement, la communication entre les opérateurs, les interactions Homme-Machine, le dimensionnement des postes de travail, la manutention et les efforts, l’accès, l’information pour l’utilisation, l’éclairage et les nuisances générés par la machine.

A titre d’exemple, nous vous présentons comment traiter certaines étapes.

L’organisation des espaces de travail 

Objectif : mettre en cohérence l’organisation globale de l’atelier dans laquelle la machine sera utilisée avec les contraintes et les exigences du travail souhaitées, comme par exemple la maintenance, l’exploitation, etc.

Comment faire : vérifier que l’implantation de la machine respecte les choix de conception, prévoir le branchement de la machine aux sources d’énergie, etc.

Points de vigilance : ne pas négliger les postures pénibles ou les efforts élevés, prendre en compte l’environnement, etc.

Pour établir un état des lieux des gestes et postures de travail des salariés, il est nécessaire de procéder à une analyse ergonomique. Pour vous aider, voici un schéma récapitulatif sur les postures de travail :

Les interactions Homme-Machine

Objectif : permettre à l’opérateur de comprendre le fonctionnement de sa machine et d’interagir en conséquence.

Comment faire : identifier les informations nécessaires pour la maîtrise de la machine, choisir les interfaces adaptées telles que les dispositifs de signalisation, organes de service, etc., en fonction des contraintes physiques, cognitives et environnementales.

Points de vigilance : prendre en compte les risques de dysfonctionnement pour les informations critiques du point de vue de la sécurité, ne pas permettre de prendre une fonction pour une autre, etc.

Le dimensionnement des postes de travail 

Objectif : permettre des positions de travail adaptées pour la santé et la sécurité.

Comment faire : recueillir les données sur les tâches à réaliser et les produits utilisés et émis (matières premières, copeaux, poussières, etc.), concevoir et aménager le poste de travail, en tenant compte par exemple de la variabilité morphologique des opérateurs ou les déplacements, etc.

Points de vigilance : ne pas concevoir des zones de travail trop étroites, disposer de l’ensemble des outils et des accessoires nécessaires, etc.

La communication entre opérateurs 

Objectifs : permettre aux opérateurs d’avoir des échanges visuels et sonores côte à côte ou à distance. Permettre le travail collectif ou la coordination des tâches.

Comment faire : prévoir des moyens permettant la communication, tels qu’un pupitre ou un écran pour les informations écrites, des voyants lumineux, etc. Réduire toutes les sources de bruits, etc.

Point de vigilance : ne pas isoler les opérateurs afin de faciliter les échanges, ne pas se limiter à un seul moyen de communication mais en prévoir plusieurs, comme par exemple : oral, écrit et gestuel afin d’assurer une meilleure communication de l’information.

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Référence : Conception des machines et ergonomie : Une démarche pour réussir l’intégration des exigences du travail – ED 6154, juillet 2013 de l’Institut National de Recherche et de Sécurité

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